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Orgasme vaginal, les profondeurs de l’extase féminine

Publié le : 21 Avr 2022Catégories : Plaisir sexuel0 Commentaires
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De nombreuses femmes aspirent à une jouissance profonde, qu’elles définissent le plus souvent comme « l’orgasme vaginal ». Certaines femmes font référence à l’orgasme utérin. Une poignée de femmes qui suivent des voies initiatiques du Tantra ou du Tao témoignent d’un orgasme du corps entier. En même temps, un grand nombre de femmes se définissent encore comme étant « plutôt clitoridienne » et se questionnent sur leur capacité à grimper au 7ème ciel par la stimulation interne. Ce qui semble nous réunir toutes, c’est l’envie de connaître une extase profonde qui nous rassasie. Je vous dévoile 5 faits peu connus ou méconnus du grand public au sujet du « big Oh!».

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Orgasme vaginal

L’orgasme « vaginal » dans vos récits

Combinaison d’ingrédients

Cathy a connu une jouissance profonde à l’âge de 23 ans. En ce moment elle a senti des contractions fortes de son périnée et des pulsations dans le bas du ventre qui montaient jusqu’au plexus solaire. Elle dit s’être envolée dans une autre dimension, avoir perdu la notion de temps et de présence physique dans son corps pendant un instant.

Je lui demande de lister les ingrédients qui lui semblent avoir contribué à cette expérience. Elle mentionne une position réussie qui stimulait sa zone G, combinée à la stimulation externe du clitoris. Elle souligne aussi qu’elle avait une confiance absolue à son copain de l’époque et un lâcher-prise total ce soir-là.

Frétillements de l’utérus

Aurélie a lu sur des réseaux sociaux qu’une femme semble pouvoir éprouver des sensations extatiques allant au-delà l’orgasme « vaginal ». Depuis ce jour elle est en quête de cette jouissance qu’elle définit comme « l’orgasme utérin ». Elle incite son mari à faire des expériences pendant les rapports intimes pour pouvoir le connaître un jour.

« Oh ! » – Cet orgasme profond, qui nous fait vivre des vibrations au plus profond de notre corps, fait envoler de notre esprit et nous abreuve d’un élixir de plaisir délicieux !

Nous rêvons d’une extase qui amènerait une détente profonde, une paix absolue et qui assouvit totalement nos désirs. Le chemin vers « la fin des fins » est différent pour chaque femme. Une étape essentielle dans l’exploration de son plaisir serait d’élargir les frontières de ses connaissances sur le sujet. Le but est de sortir des cases dans lesquelles on se trouve souvent enfermée à son insu et de créer sa propre formule de jouissance suprême.

1. Sortir de la case “clitoridienne” vs “vaginale”

L’idée extrêmement répandue qui persiste dans nos esprits oppose l’orgasme « clitoridien » à l’orgasme « vaginal ». Mais la nature du sommet du plaisir dépasse largement ces classifications !

Apparence trompeuse du clitoris

Traditionnellement, on considère que l’orgasme « clitoridien » résulte d’une stimulation externe du clitoris. Il est vécu comme plus rapide à venir, relativement court, aigu et localisé en surface. On le compare à l’orgasme « vaginal », déclenché par des stimulations de divers zones du vagin, surtout du « point G ». Offrant des vibrations plus profondes qui se répandent dans le bassin et d’une durée plus longue, il serait plus difficile d’accès pour une grande partie des femmes.

Des études en sexologies récentes concluent que la stimulation du clitoris peut aussi être interne, du fait de son anatomie. En effet, la partie externe du clitoris, le gland et le capuchon, ne représente qu’environ 1/10ème de sa taille totale ! Cet organe érectile englobe l’entrée du vagin grâce à ses racines et ses bulbes (1).

Plutôt « clito-urétrovaginale »

De plus, le clitoris semble interagir avec la zone érogène dénommée « le point G » (2). Des sexologues proposent même le concept de « complexe clito-urétrovaginal » (3), défini comme les interactions entre le clitoris, l’urètre et la paroi vaginale antérieure. La sollicitation de cette zone multiforme, morpho-fonctionnelle et dynamique induit des réponses orgasmiques.

Ce plaisir secret

De surcroît, la zone anale est extrêmement sensible chez plusieurs femmes. Mais encore peu d’entre elles osent l’explorer. Or, sa stimulation procure de fortes sensations de plaisir, jusqu’au sommet de l’extase (4).

En somme, les résultats de ces études suggèrent que la frontière entre le plaisir clitoridien et vaginal est floue.  Il y a de quoi remettre en question les vieilles théories de l’orgasme féminin !

2. Orgasme vaginal, c’est “en même temps…”

En même temps, plusieurs femmes ne se privent pas de stimulation simultanée de toutes leurs zones les plus sensibles pour s’offrir une jouissance profonde.

Par exemple, elles se caressent le clitoris pendant la pénétration. Ou leur partenaire stimule la zone anale lors de l’acte sexuel. L’espace des possibles devient nettement plus large lorsqu’on s’autorise de s’extraire de la dichotomie rigide « clitoridienne – vaginale » !

L’Orgasme mixte

En effet, pourquoi se limiter à la stimulation d’une zone ? La voie de ce que certains appellent « l’orgasme mixte » amène vers l’exploration des zones érogènes qui réagissent peu lorsqu’on les sollicite seules. Cependant, elles deviennent nettement sensibles en étant stimulées en parallèle avec les endroits du corps qui réagissent immanquablement aux caresses. Le témoignage de Cathy illustre parfaitement ce chemin. Une synthèse de connaissances scientifiques publiée en 2016 sur le sujet de l’orgasme féminin (5) confirme largement l’efficacité de la stimulation mixte.

Les goûts et les plaisirs variables

Enfin, nos préférences pour une zone, un type de stimulation ou des positions varient d’un moment à un autre de notre vie. Nos préférences en matière de sexualité changent en permanence. C’est-à-dire, le chemin de l’extase passe par une exploration et une expérimentation permanentes.

3. Profondeur, intensité et durée de la vague orgasmique

Sur le plan physiologique, l’orgasme peut se traduire par des pulsations du gland du clitoris, des contractions involontaires des parois vaginales et du périnée (6) et des frétillements de l’utérus (7).

La stimulation d’une zone ou d’un groupe de zones érogènes se traduit par des vibrations plus ou moins intenses et plus ou moins longues d’une (des) partie(s) de notre corps.

Au lieu de comparer l’orgasme « clitoridien » et « vaginal », je préfère parler de la profondeur, de l’intensité et de la durée des sensations orgasmiques.

La vague extatique peut toucher la zone autour du clitoris. Elle sera probablement ressentie comme une étincelle de plaisir qui s’allume et s’éteint aussitôt. Peut-être elle envelopperait-elle le périnée dont les contractions amplifieront le plaisir court et aigu de la zone du clitoris. C’est d’autant plus vrai si le périnée est fortifié !

A d’autres moments, les sensations orgasmiques feraient onduler votre yoni et même iraient plus profondément jusqu’à faire palpiter votre utérus, voire vos viscères. Une telle décharge physique vous amènerait aussi une libération émotionnelle profonde. Les femmes qui suivent les pratiques énergétiques comme le Tao ou le Tantra témoignent d’une vague extatique qui monte à partir de leur périnée jusqu’à la tête, en faisant vibrer le corps entier !

4. Toutes multi-orgasmiques

Pourquoi s’arrêter après avoir joui une fois ? Les femmes sont toutes multi-orgasmiques. Seulement trop peu d’entre nous le savent et le vivent.
Après le reflux de la première vague extatique, une deuxième, troisième … n-ème vont affluer si vous continuez les auto-caresses ou la danse amoureuse avec votre partenaire. La seule réelle limite c’est … votre mental. Vos propres représentations de votre sexualité qui vous enferment dans une vision que tout doit s’arrêter après avoir franchi le pic du plaisir.

Au lieu de vous dire : « C’est, bon j’ai joui », dites-vous : « Ah, j’en veux encore ».

Autorisez-vous de jouir autant de fois que cela vous semble nécessaire pour arriver à la sensation que vous êtes rassasiée de plaisir. Permettez-vous de vous abandonner au plaisir jusqu’à la sensation que votre pulsion sexuelle est assouvie pleinement, profondément, dans votre corps entier et dans votre esprit.

5. Sensations extatiques, question de pratique

Chevaucher la vague orgasmique est principalement une question de maîtrise de certaines techniques de respiration et aussi de la maîtrise du périnée. Il n’y a pas besoin d’avoir une prédisposition particulière ou être avec un partenaire habile. Ces techniques et mouvements s’apprennent par la pratique et s’intègrent progressivement dans votre répertoire sexuel.

Parcours Plaisir

Le parcours Plaisir offre une combinaison d’exercices pour le périnée et des pratiques visant à explorer de multiples nuances de votre jouissance. C’est une synthèse de mon expérience personnelle, de la sagesse des pratiques millénaires comme le Tao et le Yoga Tantrique et des connaissances modernes sur l’anatomie et la psychologie du plaisir féminin.

Chaque femme est en capacité à connaître l’orgasme, voire plusieurs orgasmes successifs qui se traduisent par des pulsations du clitoris, des contractions involontaires des parois vaginales, du périnée et des palpitations de l’utérus. Ces signes de jouissance physiques s’accompagnent d’émotions de détente profonde et d’assouvissement complet. La voie vers cet état extatique commence par la libération des vielles représentation de sa propre sexualité. Connaître ces vagues orgasmiques est plutôt une question de pratique et d’expérimentation que de prédisposition naturelle ou de choix de partenaire. Le parcours Plaisir vous amène vers la découverte de facettes insoupçonnées de votre sexualité.

Continuer à lire notre guide de l’orgasme féminin >>.

Ressources bibliographiques utilisées:

[1] O’connell, H. E., Sanjeevan, K. V., & Hutson, j. M. (2005). Anatomy of the Clitoris. The Journal of Urology, 174(4), 1189–1195

[2] Anaïs Chabalier « Orgasme clitoridien ou vaginal : 3 habitudes qui nuisent au plaisir selon notre sexologue ». Femme Actuelle 1/07/2021. https://www.femmeactuelle.fr/amour/sexo/orgasme-clitoridien-ou-vaginal-3-habitudes-qui-nuisent-au-plaisir-selon-notre-sexologue-2115731

[3] Emmanuele A. Jannini, Odile Buisson and Alberto Rubio-Casillas (2014). Beyond the G‑spot: clitourethrovaginal complex anatomy in female orgasm. Nat Rev Urol. 2014 Sep;11(9):531-8. doi: 10.1038/nrurol.2014.193. Epub 2014 Aug 12. PMID: 25112854.

[4] Constance Durand « Ce qu’il faut savoir sur l’orgasme anal ». Femme Actuelle 3/02/2016 https://www.femmeactuelle.fr/amour/sexo/orgasme-anal-27245

[5] Pfaus, J. G., Quintana, G. R., Mac Cionnaith, C., & Parada, M. (2016). The whole versus the sum of some of the parts: toward resolving the apparent controversy of clitoral versus vaginal orgasms. Socioaffective Neuroscience & Psychology, 6(1), 32578.

[6] Female orgasm https://www.myvmc.com/lifestyles/female-orgasm/

[7] Shafik, A., El-Sibai, O., Mostafa, R. et al. (2005). Response of the internal reproductive organs to clitoral stimulation: The clitorouterine reflex. Int J Impot Res 17, 121–126

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